15. L'arbre mangé

Toute cette vie repose sur les débris fossilisés des vies antérieures, végétales et animales confondues. Comme dans un charnier où les individus les plus forts et les plus puissants écrasent les êtres chétifs ou inadaptés. Mais la mort est partout...quoi qu'il en soit. Les lois impitoyables de la nature se perpétuent au travers des espèces et des individus qui les constituent. Manger - Être mangé... Arbre mangé par les vers, vers mangés par les oiseaux...

Cycle de bouleversements et de plénitude, de mort et de résurrection, de guerres et de solidarités, de raison et d'intuition.

Nous sommes plus ou moins issus du mariage entre une algue et un champignon et nous réservons aux végétaux le sort que nous réservons à nos semblables, c'est à dire le pire souvent et le meilleur quelquefois. Mais nous partageons indéniablement une communauté de destin.

« Que signifie commercer avec la nature si nous n'avons à faire par la voie analytique qu'à ses parties matérielles, si nous ne percevons pas la respiration de l'esprit qui donne un sens à chaque partie et corrige ou sanctionne chaque écart par une loi toute intérieure ? » Goethe, La métamorphose des plantes.

François Sikivie

 

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